O.S. n°1 : Le pendu

O.S. n°1 : Le pendu
Risa, 14 ans. Une petite brune aux yeux noisettes. C'est tout. Seulement, savez-vous que Risa et ses copines s'ennuient ? Et quand elles s'ennuient, elles jouent au jeu du pendu. Les cinq jeunes filles y jouent souvent. C'est un jeu banal, me direz-vous. Mais pas pour elles, pas pour cette fois. La dernière à avoir trouvé le mot doit sortir. Et ainsi de suite. A chaque fois, c'est Risa qui gagne. Il vaut mieux ne pas jouer à ce genre de jeux quand un fou s'est échappé de l'asile, mais pourtant...

Ainsi, une des cinq disparaît. Puis une autre partie commence ; trouver les mots _ _ _ _ _ _ _ _ ! Aucune lettre, aucun indice, juste des traits, tracés dans une encre rouge, rouge sang... Et l'une des cinq a disparue.

-Trouvez une lettre ! Entend-on

Chacune écrit la lettre qu'elle pense être juste sur une feuille, obéissant à leur meneuse, la première partie.

-Tu as perdu ! Tu es pendue !

La deuxième désignée sort. Plus que trois filles, et deux meneuses.

-BAM !

Toutes les trois se retournent, mais rien. Risa se lève et essaye d'ouvrir la porte. Fermée à clé.

-Va te rasseoir !

Risa obéit, on ne sait pas ce qui se passe. Tout le monde connaît l'ambiance des films d'horreurs, mais rares sont ceux qui l'ont vécue. Voilà ce que ressent Risa, le piège s'est refermé.

-Un, deux, trois, nous irons au bois... chante la voix. Cherche, cherchez, car il faut trouver !

Risa et les deux autres cherchent, cherchent, cherchent. Mais aucune ne trouve.

-Quatre, cinq, six... Il en faut une !

La chanson est finie, il faut faire vite.

-Perdu ! Tu es éliminée !

La porte s'ouvre pour que la perdante sorte. Mais quand Risa et Mayu se précipitent pour sortir en même temps, une main tire la sacrifiée, et bloque le passage. La porte est refermée, le jeu continue. Mais ce jeu si passionnant a viré au cauchemar, ce n'est pas une histoire à raconter aux enfants !

En attendant, plus que deux filles. Risa et Mayu. Deux amies qui vont devoir se battre. Mayu se lève et sort, elle a été appelée. Risa la suit. Mais avant que la porte s'ouvre de nouveau, deux mains attrapent Mayu et la tire en arrière. Risa s'avance, une voix murmurant à son oreille.

-Tu as trouvé le mot ? Non ? Alors je vais te pendre !

Risa crie, elle hurle et se débat ! Pourtant, rien. Les mains qui se sont posées sur ses épaules sont parties, le souffle qu'elle entendait à ses oreilles s'est tu. Autour de sa taille, une corde rugueuse est nouée. Elle remonte doucement, Risa essayant de l'enlever. Comprenant que rien ne peut arrêter la personne qui est derrière elle, elle passe son doigt entre la corde et son cou. Il lui restera un peu d'air. C'est peut-être top peu, car Risa s'évanouit.

Une heure plus tard, Risa se réveille. Tout doucement, petit à petit. Un ½il, puis l'autre. Elle remue un peu, puis se relève d'un coup, se rappelant les affreux moments qui lui étaient arrivés. Elle écarquille les yeux, puis retombe sur le sol, en pleurs. Devant elle, les corps de Rei, Satsu et Mayu. Toutes celles qui ont perdu au jeu du pendu. Alignées contre le mur, c'est une vision horrible,qui ne s'efface pas de sa mémoire.

Un cri d'horreur,
Un voile qui efface,
Une réalité mensongère,
C'est dans les rêves.
Mais là, c'est réel.
Un peu trop.
Ca deviendra la vie de Risa,
Une vie de folle,
Folle à interner.
Mais elle s'échappe de cette école affreuse.
Et maintenant, elle vient
Nous raconter des histoires...
Car elle a trouvé le mot, c'était évidement : TE PENDRE !

Votre dévouée, Fumi Uta (mélodie de la littérature, en japonais).

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Hé, hé,en attendant le week-end, je vous poste un O.S. Il est un peu lugubre, mais je l'adore, car Risa est une gamine comme chacun, elle pensait que sa vie était assurée, et voilà... J'attends vos coms !

# Posté le mercredi 28 mai 2008 15:18

Chapitre 02 - Un revenant, cela explique tout ?

Chapitre 02 - Un revenant, cela explique tout ?
-Tom, mon gars, ça va ?
-Tom ! Tom !
-Hein ? Euh... Oui, je vais bien, vous inquiétez pas.
-Mais t'es tout pale, on dirait que t'as vu un fantôme !
-Mais non ! J'ai pas mangé depuis ce matin, c'est tout !
-Calme-toi, on s'inquiétait pour toi, c'est bon !
-Merci les mecs, mais je vais bien !
-Ok, ok, ça va, on te laisse !
-C'est sympa, désolé encore, je sais pas ce qui m'as pris...
-T'inquiète, on te pardonne, mais tu vas être de corvée de vaisselle à la fin !
-J'accepte, je suis pardonné ?
-Complètement !

Tom se leva, il avait été allongé sur le sol, donc ces vêtements étaient salis par un sable fin, de couleur brune. Époussetant ses habits, il sortit dans la nuit. La mer l'attirait, cette immense étendue d'eau était calme, rien ne bougeait. Rien, sauf les fourrés du bois à coté du camping. Une ombre s'avança, écartant les branchages. Tom fronça les sourcils. Il avait déjà vu cette silhouette. C'était celle qui l'avait paniqué, avant qu'il s'évanouisse. Le jeune homme pâle, qui se baignait tard le soir ! S'apercevant de la stupidité de ses pensées (oui, on est tous humain, et Tom aussi, faut pas croire le contraire !) Tom détourna le regard. Mais l'apparition vint s'installer à côté de lui.

-Il fait beau cette nuit, tu ne trouves pas ?

L'inconnu s'adressait à lui d'un ton respectueux, mais sa voix semblait affirmer qu'il le connaissait.

-Oui, la lune est magnifique.
-Tout comme toi.
-Pardon ?
-Oui, tu as bien entendu, je viens de dire que t'es magnifique, ça te choque d'entendre ça de la part d'un mec ?
-Non,mais que tu me dises ça comme ça, alors que c'est la première fois que l'on se voit, c'est...
-Erreur, on se connaît mieux que tu le croit.
-Mais c'est impossible, je ne t'ai jamais vu, c'est la première fois !
-Tu te répète, et moi aussi si je te dis non. Alors je te dirais plutôt de te rappeler l'été de tes six ans...

Flash-Back

Deux enfants jouent tranquillement. L'un, la peau diaphane et l'½il vif, l'autre à la peau halée et à l'½il pétillant.

-Tomichou, t'es mon amoureux pour la vie !
-Toi aussi mon Billou !
-Les amoureux, ils font comme papa et maman ?
-Voui, petit frère !
-On essaye ?

Les deux petits sortirent du bac à sable. Ils se rapprochèrent, se regardèrent pendant dix minutes, puis collèrent leurs lèvres. Ils essayent de faire comme les adultes, mais à cet âge-là, on est encore innocent, on ne se rend pas compte de la réalité. Les films qu'ils avaient vu à la télévision montraient exactement ce qu'ils venaient de faire: une attente, puis la rencontre de deux âmes. Mais pour leurs parents, l'amour était autre chose.

-Tu vas la fermer, salope ?!
-Aie, non, mon amour ! Tu es le seul, tu le sais !
-Je t'emmerde, sale garce, je sais que t'es avec lui !

Les petits se regardèrent et se dirigèrent d'un même mouvement vers la maison. La scène devant leurs yeux leur sembla irréelle. Leur père, une bouteille à la main, était devant leur mère. Celle-ci, à terre, se protégeait le visage avec ses mains, faible rempart contre la colère destructrice d'un amour tourné en haine.

-T'aurais jamais dû le regarder ! C'est moi ton mari, moi ! Tu comprends ?!
-Chéri, les enfants...
-Je m'en branle des enfants ! Je les détestes, ce sont pas les miens, ils peuvent crever !
-Papa !

Les gamins s'étaient jetés sur leur père, plongeant dans ses bras, l'entourant de leur amour. Ils voulaient que leur père comprenne qu'il était aimé et le lui montrait à leur manière.

-Sales mômes, je vous emmerde, allez voir votre vrai papa !
-Papa, on t'aime !
-Ben pas moi !

D'un brusque mouvement, le père saisit le plus petit, Bill, par les cheveux. Repoussant son frère, il le maintint à terre, l'étranglant. Son frère tenta plusieurs fois d'arreter celui-ci, mais que peut faire un enfant de six ans contre un homme adulte ? L'enfant gémissait, suppliait, mais sa voix devenait de plus en plus faible. Tout d'un coup, plus rien. Juste les pleurs d'une mère. Celle-ci attrape son premier fils, lui bouche les oreilles et lui cache les yeux.

-Merde... Chérie ! Qu'est-ce que j'ai fait ? Mon dieu...
-Tu l'as... Tu l'as...

La mère n'arrivait pas à mettre des mots sur l'horreur de la situation.

-Je... Je vais aller le cacher... Tu ne me reverras plus, je te le promets.
-Je ne veux pas ! Reste avec moi, ce sera trop dur sans toi !
-Mais est-ce que tu pourras rester matins et soirs avec le meurtrier de ton gamin ? Non, alors accepte. De toute façon, je m'en vais. Ne raconte jamais à Tom que son frère est mort, dis-lui qu'on est partis, invente ! Adieu.

L'homme attrapa le petit corps, le balança sur son épaule, et sortit de la pièce. Le petit Tom courut derrière lui, mais il vit juste la main de son frère qui soubresautait sur le dos de son « papa ». Un bruit de portière. Ouverte, fermée. Puis plus rien, juste un jumeau sans sa moitié, un petit être détruit.

-Maman ! Mamaaaaaan !

La mère accourt, prend son enfant dans ses bras. Le seul qui lui reste. Elle pleure, serrant son fils contre sa poitrine.

-Maman, il revient quand papa ? Et Bill ?
-Bill ne reviendra pas, papa l'a emmené ailleurs. Ils vont vivre ensemble, on ne peut plus continuer...
-Ah, d'accord !

Fin du Flash-Back

Tom pleurait. Les larmes coulaient sans s'arrêter. Il avait enfin compris pourquoi il ne voulait jamais rester seul avec sa mère. Pourquoi il n'avait jamais remis les pieds dans la cuisine, là où s'était déroulée l'horrible scène. Tout revenait, tout ce que son esprit avait effacé, masqué pour lui éviter de trop souffrir. Bien sur il avait qu'il avait un jumeau, sa mère lui avait montré des photos. Photos qui ressemblaient étrangement à la personne assise à coté de lui. Mais sa mère avait prétendu que son père était partit avec lui, qu'il ne se venait plus qu'il avait un jumeau car il était amnésique.

Mais devant lui, ramenant les souvenirs, se trouvait son double. Un miroir.

-Qui es-tu ?
-Personne, juste moi. Désolé d'exister et de te rappeler des mauvais souvenirs Tom, mais c'est ainsi. Je dispose d'une semaine pour tout te raconter. Pas plus, pas moins.
-Et bien vas-y, ne perdons pas de temps.
-Oh, tu me semble plus mature que je ne le pensais. Je m'attendais à te voir t'évanouir encore une fois !
-C'est bon, continue.
-Et bien, pour commencer, on va partir du début. Notre père m'as étouffé, je ne respirais plus. Le seul souvenir humain qui me reste est ton visage baigné de larmes, suppliant papa de me lâcher.
-Attends... Tu as dit « humain » ?
-Oui. Tu va avoir un choc.
-Tu es devant moi. Je te croyais mort, et pourtant tu es bien vivant ! Alors je peux tout supporter ! Pourquoi dis-tu que je vais avoir un choc ?
-Tom... Je suis mort.

Votre dévouée, Fumi Uta (mélodie de la littérature, en japonais).

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Cette fic là doit être la plus personnelle d'entre toutes, les réactions et l'histoire d'un des personnage sont peut-être les mêmes que les miennes, allez avoir... J'ai essayé de retranscrire les souffrances des femmes battues, alors si vous en connaissez, aidez-les, ça peux faire plus mal de perdre son c½ur que son corps, mais il faut vivre, pas mourir ! Je voudrais atteindre les 600 coms avant de publier la suite ! *regarde d'un air apeurée* siouplait ?

# Posté le mardi 03 juin 2008 19:02

Modifié le mardi 10 juin 2008 17:11

Chapitre 3 - Mensonges et explications

Chapitre 3 - Mensonges et explications
-Tu te moque de moi ?! Tu es mort ? Mais tu es bien devant moi !
-C'est compliqué... Quand notre père m'as tué, car il m'a bien tué, il a emmené mon corps dans la mer. Celle que tu as juste sous les yeux. Là, mon corps a coulé jusqu'au fond. C'est effrayant de voir tout, sans avoir besoin de respirer, sans manger ni boire. Je ne bougeai pas, l'eau agissait sur moi, c'est tout. Arrivé au fond du fond, il y a une espèce de coquillage qui m'as aspiré. Tom, essaye de me croire, mais je sais que c'est impossible tant c'est incroyable. Les légendes des sirènes sont vraies. Les dieux de l'océan m'ont permis de vivre ma vie sous la forme de l'un des leurs, comme je n'ai pas put vivre dans mon monde. Pendant douze ans je me suis contenté d'habiter avec les miens, comme tout le monde. J'ai eu l'autorisation de venir te voir pour enfin choisir. Je peux rester dans ce monde, ou dans l'eau. Quand on était petits, avant que l'incident arrive, on passait notre temps ensemble. J'ai toujours gardé cette image de nous deux à l'esprit.
-Bill ! C'est trop incroyable pour être vrai !
-Tu vois ! Fais moi juste confiance, c'est tout. Je suis là maintenant c'est ça qui est important. Je pensais souvent à toi, sous l'océan. Mais toi, tu as l'air de ne pas avoir pensé à moi... Tu m'as oublié...
-Non ! Je ne t'as jamais oublié ! J'ai crut à ce que maman me racontait ! Mais surtout, moi aussi, j'ai gardé un souvenir de toi, même si je pensai que tu ne t'intéressais plus à moi ! Maman m'as dit que tu était amnésique, donc je lui ai volé une photo de toi, en pensant que même si tu m'avais oublié, moi je me souvenais de mon petit frère...
-Et ton petit frère se souvient de toi.

Tom serra Bill dans ses bras, pleurant comme un enfant, l'enfant de six ans qui n'avait pas put s'exprimer.

-J'aimerais qu'on dorme dans la même tente pendant que tu vas rester ici.
-Bien sur.

Les deux frères se levèrent et se dirigèrent vers le campement. Tom était différent de ce matin. Un sourire éclairait son visage, il avait l'air paisible. Bill, à coté de lui, resplendissait.

-Bill, j'avais pas vu à quel point t'es beau ! Je suis content de t'avoir retrouvé, tu peux pas savoir !
-Oui, mais toi, on dirait que t'as vachement mûrit depuis nos six ans.
-Oui. J'ai expérimenté toutes les choses que la Terre peut nous offrir. Et j'avais toujours mal au c½ur. Je pense que je savais inconsciemment que tu étais mort.
-Quand je suis partis, moi aussi j'avais mal au c½ur. Tout le temps. Mais moi, c'est parce que tu avais pris mon c½ur avec toi, il est resté ici, en ta compagnie. Tu te rappelle, on avait des rêves, des espoirs en l'avenir. Ils ont été brisés, tout comme notre promesse de rester toujours ensemble. La réalité nous as rattrapés... C'était juste un mensonge de plus pour l'humanité, mais pour nous, beaucoup, beaucoup trop. Depuis que je suis petit, je t'aime Tom. C'est un des mensonges qui s'est révélé devenir une réalité.
-On ne pensait pas s'aimer, pas comme les adultes, c'était un jeu.
-Pas pour moi, Tom. Je t'aime comme un fou, je suis amoureux de mon frère !
-Tu...
-Cette séparation m'a ouvert les yeux, tu vois. Tout ce temps passé loin de toi, je me disais que je te sauterai dans les bras, qu'on reprendrait nos jeux d'enfants. Mais quand je t'ai vu, je n'ai pas vu mon frère. J'ai vu un homme.

Bill se tourna vers son frère, et l'embrassa. Sa langue caressa la bouche de son jumeau, cette bouche si semblable à la sienne. Il força Tom à ouvrir la bouche, lui tenant les mains derrière le dos. Le baiser se finit, Tom regardant son frère d'un regard incertain.

-Je... Je suis désolé Tom !
-Euh...
-Je ne sais pas ce qui m'as prit, pardon ! Même si ça a été superbe... Non ! Oublie !

Tom était perdu. Car lui aussi pensait à la même chose que son frère, il avait aimé le baiser. Ils s'étaient revus trop brusquement. Les souvenirs revenants, ils avaient chacun cherché l'autre. Mais maintenant, c'était compliqué. Trop. Et Tom n'aimait pas se prendre la tête. Voilà pourquoi il caressa la main de son frère sur la sienne, puis posa ses mains sur les joues de son double, et l'embrassa.


Votre dévouée, Fumi Uta (mélodie de la littérature, en japonais).

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J'ai déliré en écrivant ce chapitre ! Toujours comme pour le chapitre 1 et le prologue, j'ai écrit les deux à la suite, c'est fou ! Ah, et bonne nouvelle, j'ai choisit les noms des personnages pour Fumiuta ! Ils s'appellent Keiji et Reiichi !

Et merci aux filles qui m'ont aidée à atteindre les 600 coms ! Merci fic-gazette, darkhope483, et ma p'tite nouvelle, mais ki est géniale quand meme st0ry-of-th29

J'ai mon compte sur ff.net !! CHuis trop contente ! Donc du coup,j'ai supprimé Fumiuta de skrock, il sert plus à rien maintenant !

# Posté le vendredi 13 juin 2008 10:15

Modifié le lundi 16 juin 2008 14:05

Chapitre 4 - La réalité fait mal, mais faut-il se perdre dans les rêves ?

Chapitre 4 - La réalité fait mal, mais faut-il se perdre dans les rêves ?
Le baiser s'acheva. Tom regarda Bill, Bill regarda Tom. Aucun des deux ne baissait les yeux. Ils se rendaient compte de la situation, ils étaient dans un drôle de merdier, mais ils s'en contentaient. Bill soupira, puis détourna le regard.

-Écoute, je sais que c'est moi qui t'ai embrassé en premier, mais on devrait...
-Bill, arrête de faire ta tête de mule ! Moi aussi je t'ai embrassé, c'est clair, non ?
-Mais, c'est que...
-Merde ! Mais tu ne comprends pas ? Moi, je ne m'emmerde pas, je ne t'ai pas vu depuis douze ans, tu m'embrasses, je t'embrasse, on a aimé ça, point !
-Si il y avait que ça ! Mais Tom, techniquement, je suis mort !
-Ben moi, ce que j'ai sous les yeux est on ne peut plus vivant !
-Oui, et... Hein ? Attends deux minutes !
-Non, je t'ai dit que j'en ai marre d'essayer de comprendre ! Le rationnel, ce n'est pas pour moi, alors... Je crois que je t'aime, et moi ça me va, l'amour c'est de l'amour ! Entre mecs, entre filles, gars et filles... Moi, je m'en fous, du moment que c'est beau !
-Tom... Je pense exactement comme toi, mais pour nous ce sera pas que homosexuel, ce sera incestueux aussi !
-Putain, mais t'es un empêcheur de tourner en rond toi ! Viens là !

Et Tom attira Bill à lui. Une fois que le petit brun fut dans ses bras, bien callé, il lui vola ses lèvres dans un nouveau baiser. Le principal concerné ferma les yeux, appréciant doucement la tendresse de ce jumeau qu'il n'avait presque pas connut. Mais bientôt, rester inactif ne lui convint plus, et il décida de passer à la vitesse supérieure. Sa main attrapa le cou de son frère, le penchant vers lui pour approfondir le baiser. Avec son autre main, il attrapa celle de Tom et frotta son pouce contre la paume de son jumeau. Rompant la magie de l'instant, Tom se détacha de l'étreinte. Bill poussa un petit gémissement de frustration, un peu déçu que son frère cesse ce moment de complicité entre eux.

-Alors, je vois que toi aussi tu t'en fous, n'est-ce pas ?

Bill sourit, son double avait trouvé une bonne méthode pour le piéger.

-Oui, je m'en fiche, je crois que moi aussi je t'aime ! Mais je ne sais pas combien de temps j'ai pour décider de l'endroit où je veux vivre...
-Comment ? Tu ne veux pas rester avec ton frère adoré ? Celui qui vient de t'avouer son amour pour toi ?
-Ben, moi je voudrai bien, mais il y a autre chose. De plus grave.
-Attends, tu compte me faire des surprises comme ça pendant combien de temps ?
-C'est la dernière Tom, je te promet. Simplement, tu m'as surpris quand je voulais continuer.
-La bonne surprise !
-T'inquiète pas, elle m'a plut, ça c'est sur !
-Je veux mon c½ur !
-Oui ! Mon c½ur ? Merci chéri !
-Euh... On verra plus tard pour les surnoms, hein ? Tu disais que tu ne pouvais pas décider ?
-Oui, je... Hé bien... Je t'ai dit que j'avais vécu douze ans au fond de l'océan. Mais ici, rien n'est gratuit, tout se paye un jour. Alors, si je choisis de rester sur Terre, ma vie sera limitée. Je vivrai le nombre d'années que j'ai passé dans l'eau, c'est tout. En revanche, si je choisis l'eau, le nombre d'années que je devais vivre sur Terre si je n'étais pas mort sera reversé dans le sablier du Temps et je vivrai éternellement. J'ai le choix entre mourir jeune et être immortel. Tu comprends pourquoi j'hésite.

Tom ne disait rien, essayant de comprendre, d'assimiler la nouvelle. Son frère qu'il n'avait pas vu depuis douze ans réapparaissait, il en tombait amoureux, et après il lui annonçait qu'il pouvait passer douze ans avec lui, et mourir ensuite, ou vivre éternellement, mais sans lui. C'était dur à comprendre. Bill respectait le silence de son jumeau, il savait la difficulté d'appréhender des vérités comme celles-ci. Pourtant, il fallait faire vite, le temps lui manquait. Il n'avait qu'une semaine pour rendre sa décision. Une semaine, c'était court. Dieu avait créé l'Univers en six jours, mais lui ne voulait pas refaire le monde, juste vivre. Vivre...

-J'avais pas vu qu'on était à ce point près du campement.

Tom avait parlé. Il lui prit la main, puis l'attira avec lui vers les lumières du feu.

-Ma tente n'est pas loin, ce n'est pas toi qui voulais qu'on dorme ensemble ?
-Si, et je le veux toujours.
-Bien, alors on y va ?

Les deux mains se lièrent. L'une grande et mordorée, appartenant à Tom, l'autre laiteuse et légèrement plus petite que celle de son double. Les doigts se caressaient, cherchant un peu de réconfort dans ces gestes simples.

-Voilà, c'est là.

Une tente verte, un peu à l'écart des autres.

-Tu rentres Billou ?

Ledit Billou rentra, s'asseyant sur le matelas. Son jumeau le suivit, et s'allongeant sur le matelas, prenant dans ses bras le brun qui s'était déplacé pour le laisser se coucher.

-Tu sais Tom, pendant que j'étais dans l'eau, je ne me posais pas de questions, j'étais malheureux, mais je ne savais pas pourquoi. Maintenant, je le sais. Tant que tu n'es pas avec moi, je suis triste à en mourir. Seulement, une fois que je suis avec toi, je suis déboussolé, je ne sais pas quoi dire, quoi faire pour que tu ne me laisses pas.
-C'est inutile de chercher, je t'ai déjà dit que je t'aime. Tu es ce que tu es, si tu change, ce ne sera plus le Bill dont je suis tombé amoureux, mais le Bill modelé par les critiques des autres que j'aurais devant moi. Je t'aime, c'est tout. J'aime le Bill que j'ai vu rougir quand il m'a embrassé, celui qui a sourit quand moi je l'ai embrassé. C'est mon Bill, celui que j'aime.

Pour approuver ses dires, il resserra son étreinte sur Bill, puis approcha ses lèvres de celles de son double. Le baiser était tendre, doux. Les langues purent jouer ensemble, comme jamais elles ne l'avaient fait les deux premières fois. Dansant une danse qu'elles étaient les seules à connaître, elles se montrèrent l'une à l'autre toute la passion de leur propriétaire. Tom sourit, plissa les yeux, et déposa doucement Bill sur le matelas.

-Il faut qu'on se mette en tenue pour dormir !

Il s'exécuta, enlevant son short, et dévoilant à la vue de Bill un service trois pièce de haute qualité. Son double le regarda avec des yeux ronds, ne pouvant apparemment pas croire ce que lui montrait ses yeux. Tom s'aperçut de l'immobilité de son jumeau et s'écroula par terre :

-Quoi, t'en as jamais vu une aussi belle ?
-Attends, la mienne aussi est pas mal !

Un peu vexé, Bill se déshabilla lui aussi, étonnant Tom.

-Ah, ben je savais qu'elle était normale, après tout, on est jumeaux pour rien !

Tom rigolait encore en passant son boxer et son t-shirt pour la nuit, pendant que Bill lui piquait un boxer.

-Désolé Tomi, mais tu comprends que là d'où je viens, on ne s'embête pas avec tous ses fringues !
-Ah bon, vous faites comment ?
-On se balade à poil toute la journée !
-Et ben je veux venir tout de suite dans ton monde !
-Pervers !
-Fier de l'être, surtout !

Tom sourit encore, puis reprit Bill dans ses bras, lui souriant.

-On essaye de dormir ?
-D'accord, mais je sens que demain j'aurais du mal à me lever !
-Oui ! T'as encore les cheveux mouillés mon Billou !
-Tu veux me les sécher ?!
-Dans tes rêves mon amour !
-Ben alors il faut peut-être qu'on dorme, non ?
-Oui, ça fait deux fois qu'on dit ça !
-Oki, alors cette fois c'est bon !

Leurs paupières se fermèrent, essayant de les emmener dans le pays de Morphée. Seulement, Tom ne parvenait pas à oublier ce que Bill avait dit.

-Bill ?
-Moui ?
-Tu sais... T'as dit que tu ne savais pas...
-Oui, mais ne t'inquiètes pas, je choisirai la meilleure possibilité.
-Ah... Ben tant mieux...
-J'ai encore une semaine.

La dernière phrase avait été murmurée, comme si Bill avait peur que Tom l'entende. Il posa son regard sur

Votre dévouée, Fumi Uta (mélodie de la littérature, en japonais).

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Normalement, ça ne devait pas faire tout ça... Mais j'ai rajouté le moment où ils se déshabillent, c'est pour ça !

# Posté le samedi 21 juin 2008 12:23

Blog en pause !

Je n'aime pas faire ça, mais là, j'y suis obligée ! Désolée pour tous les gens qui m'ont mis des coms, je ne pourrai répondre que vers fin aout... Donc je mets le blog en pause, sniif ! J'espère ne jamais recommencer ! Mais si vous voulez, pour patienter entre temps, il y a la version réecrite de la deuxième histoire, sur mon site fanfiction.net. Je vous mets l'adresse au cas où, et si vous y aller, n'oubliez pas les reviews ! Voilà :

http://www.fanfiction.net/u/1585356/
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# Posté le vendredi 08 août 2008 08:14